Grèce: Un nouveau mouvement contre le mémorandum et les politiques d'austérité
Avant-hier, une déclaration a été rendue publique par des forces de gauche qui s’opposent au nouveau troisième mémorandum qui a été approuvé et défendu par le gouvernement grec d’Alexis Tispras. Cette déclaration est à l’initiative de forces de gauche telles que la plate-forme de gauche au sein de SYRIZA mais aussi d’organisations comme Xekinima, le section grecque du Comité pour une Internationale Ouvrière dont le PSL fait partie, ainsi que d’organisations membres d’Antarsya (alliance anti-capitaliste) ou qui étaient précédemment associées au KKE (Parti communiste grec).
Hier matin, le Parlement a approuvé le troisième mémorandum, mais avec une majorité différente de celle qui a formé le gouvernement. Les forces de gauche supposent que des élections anticipées seront annoncées, peut-être même avant le congrès de SYRIZA du 17 septembre, de sorte que Tsipras puisse reléguer au second plan les candidats les plus à gauche (dans des élections anticipées, c’est le chef du parti qui établit les listes de candidats).
Les organisations de gauche qui ont signé la déclaration suivante s’opposent au troisième mémorandum et appellent à une large lutte de la base pour stopper la politique d’austérité.
NON AU NOUVEAU MEMORANDUM – APPEL A LA LUTTE ET A LA MOBILISATION DANS TOUT LE PAYS
Les soussignés, représentants un large éventail de forces et d’organisations de gauche, rejettent le nouveau et troisième mémorandum soumis aujourd’hui au Parlement et appellent à de grandes luttes unitaires pour renverser tous les mémorandums et imposer une nouvelle orientation progressiste au pays.
La signature d’un nouveau mémorandum par un gouvernement élu pour abolir les deux précédents équivaut à une catastrophe majeure pour le peuple grec et la démocratie. Le nouveau mémorandum signifie encore plus d’austérité, davantage de restrictions aux droits des citoyens et la perpétuation du régime de tutelle sur le pays. Le nouveau mémorandum est un renversement complet du mandat du peuple grec qui a rejeté dans leur intégralité les politiques néolibérales d’austérité et de dépendance néocoloniale lors du référendum du 5 juillet.
Tout au long des cinq dernières années, le peuple s’est opposé par tous les moyens possibles à la peur et au chantage et a lutté pour une Grèce juste, reconstruite, indépendante, démocratique et souveraine. Comme ce fut le cas pour les précédents, ce mémorandum doit rencontrer la large résistance militante d’une société cohérente et déterminée. Nous allons continuer sur la voie du 5 juillet jusqu’à la fin, jusqu’au renversement des politiques des mémorandums, avec un plan alternatif pour l’avenir, la démocratie et la justice sociale en Grèce.
La lutte contre le nouveau mémorandum commence maintenant, avec la mobilisation de la population dans tous les coins du pays. Pour développer et gagner ce combat, il est nécessaire de construire une organisation populaire à tous les niveaux et dans tous les domaines sociaux.
Nous appelons à la constitution d’un vaste mouvement national politique et social et à la création de comités de lutte contre le nouveau mémorandum, contre l’austérité et contre la tutelle du pays. Ce sera un mouvement unitaire qui justifiera les aspirations du peuple pour la démocratie et la justice sociale.
La lutte qui a conduit au triomphe du « non » le 5 juillet continue vaincra!
Jeudi, 13 août 2015
Panagiotis Lafazanis (Plateforme de gauche – Courant de gauche)
Alekos Vernardakis (Renouveau Communiste)
Nikos Galanis (Intervention de gauche)
Dimitris Kavouras (Organisation communiste reconstruction)
Kaltsonis Dimitris (Association Yannis Kordatos)
Panagiotis Mantas (DIKKI – Gauche socialiste)
Anthonis Davanelos (Platforme de gauche –DEA)
Andreas Pagiatsos (Xekinima)
Spyros Sakellaropoulos (ARAN – Recomposition de gauche)
Dimitris Sarafianos (ARAS – Regroupement de la gauche anticapitaliste)
Maria Souani (Lutte ouvrière)
Themis Tzimas (Ancien membre du conseil national du PASOK)
Lambros Heetas (Initiative des 1000)