La Campagne ROSA mobilise pour la Grande manifestation de la Santé du 13 septembre

13h, Mont des arts, Bruxelles
Refinancement public massif des soins de santé !
Les soins de santé ont été le secteur le plus durement frappé par la pandémie. Un secteur dont le personnel se bat depuis de longues années contre l’austérité source de conditions de travail inacceptables : surcharge de travail en raison d’un manque de personnel structurel et larges couches de personnel frappées par les bas salaires. Bien avant la pandémie, le personnel criait déjà que, dans les conditions de financement imposées par les différents gouvernements, fournir un service de qualité accessible à toutes et tous devenait de plus en plus impossible. Les gouvernements ont fait la sourde oreille.
- Tract en version PDF
- Participez au bloc ROSA lors de cet événement ! RDV dimanche 13 septembre à 12h, au Mont des Arts (statue Alber Ie).
Aujourd’hui, les efforts héroïques du personnel – dont 80% sont des femmes – ont été applaudis par une majorité de la population. Les revendications du personnel bénéficient d’un soutien quasiment unanime. Mais sans se battre, les gouvernements continueront à les ignorer.
C’est pour cette raison que la Campagne ROSA (Résistance contre l’Oppression, le Sexisme et l’Austérité) vous appelle toutes et tous à soutenir l’appel de La Santé en Lutte et à nous mobiliser pour la grande manifestation de la santé du 13 septembre. Nous revendiquons un refinancement public massif des soins de santé en faveur d’une amélioration fondamentale des conditions de travail et de la qualité du service.
Les travailleuses essentielles méritent un salaire décent !
La crise du covid19 a mis en lumière le travail essentiel réalisé par les travailleuses pour faire tourner la société. Infirmières, aides-soignantes, personnel de nettoyage, caissières, puéricultrices et enseignantes, personnel du secteur social,… les femmes sont majoritaires dans les métiers de première ligne contre le virus. Sans elles, la société n’aurait pas pu gérer cette énorme crise sanitaire et le confinement. Mais ces travailleuses ont toujours été dévalorisées dans cette société capitaliste qui n’a que la soif de profits comme objectif. Les bas salaires, les mauvaises conditions de travail, la surcharge de travail et les contrats précaires sont donc eux aussi majoritaires dans ces secteurs essentiels.
A la surcharge au travail, le confinement a ajouté une surcharge de travail domestique. Combiner vie professionnelle et vie de famille est toujours difficile. Mais la fermeture des écoles a rendu cela pratiquement impossible. Avec le télétravail, les travailleuses et travailleurs sont censés réaliser la même quantité de travail et s’occuper de leurs enfants parallèlement. C’est encore pire pour les familles monoparentales.
La Campagne ROSA défend que les travailleuses et travailleurs essentiels ont droit à des salaires essentiels. Une lutte concrète pour un salaire minimum de 14 euro/heure doit être construite sur base de cette compréhension largement ressentie aujourd’hui que ce sont les travailleuses et travailleurs qui font tourner le monde.
Toutes les femmes ont intérêt à soutenir ces luttes !
Les femmes ne sont pas tout simplement majoritaires dans le personnel des secteurs essentiels, mais aussi dans la plupart des secteurs aujourd’hui confrontés à une vague de licenciements, de fermetures et de faillites. Des centaines de milliers de travailleuses et de travailleurs se retrouvent au chômage économique avec seulement 70% de leur salaire. Pour de très nombreuses femmes, il s’agit de 70% d’un salaire qui n’était déjà qu’un salaire de survie. Surreprésentées dans les contrats temporaires, beaucoup de femmes n’ont même pas accès à ces 70%.
A cela s’ajoute la hausse de la violence de genre et de la violence domestique à un niveau épidémique déjà avant le confinement. Les mesures de confinement ont signifié que les victimes de violences domestiques devaient s’enfermer avec un partenaire violent. Les appels vers les lignes d’urgence ont augmenté de 70% depuis le début du confinement. Touchées de plein fouet par la crise économique qui se développe, de nombreuses femmes vont avoir encore plus difficile de quitter un partenaire violent.
La manifestation de La Santé en Lutte n’est qu’un début pour déconfiner la lutte sociale qui s’impose pour arracher des victoires sur tous les terrains. Mais sans début, il ne saurait y avoir de suite. Nous appelons toutes et ceux qui se battent pour les droits des femmes à être présents le 13 septembre !